lundi 10 novembre 2008

Un hommage au courage...


Depuis un peu plus d'une semaine, vous avez probablement vu apparaître sur le veston de bien des gens le symbole du souvenir, cette fleur rouge passion, rouge courage, rouge sang: le coquelicot. De 1921 à aujourd'hui, des millions de Canadiens et Canadiennes portent l'emblème rouge vif afin de se souvenir et d'honorer les plus de 100 000 citoyens canadiens morts en service militaire depuis la Première Guerre mondiale.

Que vous soyez pour ou contre les différentes opérations militaires qui teintent l'histoire du monde actuel, je vous invite, lors de la journée nationale du souvenir qui se tiendra le 11 novembre, à prendre un temps afin de concevoir le "militaire" d'une autre façon. Au-delà de l'uniforme, au-delà du grade, au-delà de la fonction parfois meurtrière qu'occupe le militaire, se cachent des hommes et des femmes soucieux de défendre les principes d'égalité, de liberté, de sécurité; des principes prenant racines dans de profondes maximes fondatrices de notre monde. Ces hommes et femmes, d'hier et d'aujourd'hui, méritent, selon moi, que nous soulignons leur courage, leur dévouement et leur don de soi.

Je conclue ce message en vous laissant sur le poème Au champ d'honneur (adaptation du poème In Flanders Fields du Lieutenant-colonel John McCrae, 1915) qui représente le poème de la guerre le plus lu et le plus cité au cours de l'histoire:

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les Alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon,
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.

Par ce poème, je ne vous lance aucunement le message de joindre les rangs, comme il serait possible d'interpréter après une première lecture, mais bien un message de vous souvenir avec respect de ces gens qui ont marqués, à leur façon, le cours de l'histoire.

Je me souviens.

4 commentaires:

Geneviève Bernier a dit…

Portez cet emblême de courage sur vous avec fierté. Vous avez l'opportunité d'honorer la mémoire de ces courageuses personnes ainsi que leurs familles qui ont donné leur vie pour un idéal qui, de nos jours encore, n'est pas établi. Je porte fièrement mon coquelicot!

Capt Geneviève Bernier

Isabelle a dit…

Jour du souvenir, nous nous souvenons qu'à onze heures, le 11e jour de novembre 1918, L'Armistice de la Grande Guerre était signé.
Perpétuons le tradition du souvenir.
Je me souviens

Anonyme a dit…

Pour ceux qui pensent que le jour du souvenir ne s'applique pas à tout le monde : L'année dernière, Le Cplc Ouimet est revenu de son assignation en afghanistan. Bien heureusement, il est revenu au québec en un seul morceau. Mais certains n'ont pas eu cette chance. Je me souviens des efforts et sacrifices de ceux comme le Cplc Ouimet qui ont risqué leur vie en afghanistan. Je me souviens aussi de ceux qui ne pourront plus revenir voir famille et êtres chères.

steeve a dit…

Super ce que tu as faite Mylene, durant ma derniere mission en Afghanistan j ai perdu 3 feres darme. Aujourd hui j ai verssé une l'arme non seulement pour eux mais aussi pour leur familles qui reste dans le deuil. Merci pour ceux et celles qui ont pris 2 min de silence pour ceux et celles qui ont donné leurs vies pour notre liberté et notre pays le CANADA.
Steeve